Le Cheikh Bassam doit subir une opération du coeur dans le courant du mois de novembre. L'opération serait dangereuse, merci d'invoquer Allah pour lui. Un nouveau procés doit avoir lieu début 2010 afin d'augmenter les chefs d'inculpations contre le cheikh Bassam. La mascarade continue!
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Celà fait plus de 486 jours que le cheikh Bassam et Abdel Raouf sont injustement enfermés !

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Affaire Bari ou la chronique d'une machination

Voici la liste des évènements liés à l'affaire Bari et prise à partir de la presse ainsi que divers témoignages relatés dans les médias. Vous pourrez y voir la manigance médiatique qui a conduit à ce qu'appel le Vif/L'express: "La chute de Ayachi Bassam, le prêcheur de haine". Evènement que ceux qui contrôlent la plupart des médias (je sous-entends les sionistes) attendaient depuis longtemps, voyant que leurs plaintes n'aboutissaient à rien comme le dit National Hebdo: aucune action en justice n'était parvenue à faire taire la voix de ces « prêcheurs de haine ». Sachant pertinemment que la seule haine que prêchait le Cheikh Bassam était celle de l'injustice commise par le gouvernement colonialiste israélien.

09 novembre 2008 : Le cheikh Bassam Ayachi revient de son voyage de Syrie à bord de son camping-car. Il était accompagné de son fils de 6 ans, Mohamed Ata, ainsi que de son ami Raphaël Gendron (dit Abdel Raouf). Son fils était attendu en Belgique à l'école St-Josse pour y passer sa première année1. Quant à Abdel Raouf, il était venu visiter la Syrie dans l'espoir de s'y installer définitivement2. Cheikh Bassam, comme à son habitude et comme des milliers d'autres voyageurs partant de Turquie ou Syrie, emprunte le chemin du Sud (Grèce, Italie, Suisse) pour arriver en Belgique, moins dangereux que celui du Midi (Bulgarie, Roumanie, Hongrie, Slovaquie, Rép Tchèque) et à peine plus long3.

10 novembre 2008 : Dans le bateau Grèce-Italie, les voyageurs rencontrent cinq sans-papiers affamés. Voyant d'après ses habits qu'il s'agissait d'un Imam, ils viennent demander au Cheikh Bassam quelques nourritures. Le Cheikh leur offre des boîtes de sardines et du ton4. Après quelques discussions, ils prétendent être des Palestiniens venus demander asile en Europe5 et supplient ensuite le cheikh de les prendre dans sa camionnette, assurant qu'ils se jetteraient à la mer pour rejoindre la côte s'ils ne les aident pas6. Même s'il est évident que les douaniers vont les voir dans leur petit camping-car, c'est le trop grand coeur du cheikh qui prit le dessus et il accepte. Il se dit qu'il vaux mieux qu'ils soient pris par la police italienne que par l'hélice du bateau. Il ne se doute pas que ses ennemis vont profiter de cette erreur pour lui ôter sa liberté pendant quelques années.

11 novembre 2008 : La première voiture à descendre du bateau est celle de nos voyageurs. Les douaniers s'aperçoivent sans difficulté de la présence des réfugiés palestiniens et placent les passagers en garde à vue. Lors de l'interrogatoire, le nom du cheikh Bassam n'apparait pas inconnu aux fichiers. Les policiers perquisitionnent alors tout ce qu'ils trouvent sur eux ainsi que dans le véhicule, sans leur accorder un avocat ni un traducteur, comme le prévoit la loi. Etonnamment, les médias sont immédiatement mis au courant de l'affaire et s'en emparent. Les journaux italiens indiquent dès le lendemain que "Le fondamentaliste Cheikh Bassam s'est fait arrêté au port de Bari alors qu'il descendait du bateau en criant: "Allahou Akbar, Allahou Akbar, Vive Ben Laden, Mort à Israël", obligeant ainsi les douaniers à les arrêter. Il était en compagnie d'un terroriste connu de la justice belge, Raphaël Gendron, ainsi que de son fils qu'il a nommé Mohammad 'Ata par admiration pour le meneur soupçonné du commando terroriste du 11 septembre que le cheikh Bassam appel le, selon les policiers, "un héros". Il transportait également cinq clandestins, probablement des kamikazes palestiniens venus perpétrer des attentats en Europe."7.

12 novembre 2008 : Lors d'une interview, Raphaël Gendron a beau expliquer aux médias que s'il s'est plusieurs fois retrouvé au tribunal en Belgique ce n'est pas pour terrorisme, mais à cause des plaintes abusives d'un lobby sioniste du nom de "Collectif Dialogue et Partage"8. Il souligne également que la justice belge lui a donné au final raison et que son casier est toujours vierge9. Mais les médias se moquent de tout cela, comme ils se moquent aussi du fait que le fils du Cheikh Bassam a été nommé Mohammed Ata en référence à son grand-père, comme c'est la coutume chez les Arabes du Moyen-Orient, et non en référence à un auteur présumé des attentats du 11 septembre comme l'ont affirmé les policiers aux médias. Rien n'y fait, la population veut du spectacle et les médias vont leur en donner durant toute la semaine.

13 novembre 2008 : Les détenus se voient attribuer un avocat pro deo: Mlle Ornella Vanessa Romito. Accompagnée de son assistant et petit ami Maître Massimo De Lorenzis, ils pensent être tombés sur une affaire qui va les rendre riches et célèbres: "la défense de hauts responsables d'Al Qaïda". Or l'histoire nous apprendra plus tard que déçus que leurs clients ne soient pas ce qu'ils auraient espéré et qu'en réalité ils ne sont que des victimes de la presse à scandale, ces deux mêmes avocats veilleront à volontairement mal assurer leur défense et transmettre de fausses informations à la presse afin de se faire médiatiser. Le Cheikh Bassam découvre par la suite que les avocats collaborent, depuis le début, étroitement avec la police et le juge, leur but est donc loin de vouloir les faire sortir10. Après avoir véritablement plumé la famille du cheikh sans rien accomplir, ils se retournent contre leurs clients en déclarant au juge que l'argent trouvé sur les détenus devrait servir à couvrir leur frais d'avocat pour éviter à l'Etat italien de payer pour eux. Or, malgré les contestations de la famille du Cheikh comme quoi ils avaient déjà reçut toute la somme convenue, le juge leur accorde ce qu'ils demandent.

15 novembre 2008 : La télévision, les journaux, la radio, tous relatent la même absurdité: "la police italienne a mis la main sur des radicalistes accompagnés de clandestins probablement venus perpétrer des attentats en Europe. Du matériel pour faire des explosifs (apparemment il y avait des bidons d'essence dans la voiture), diverses cartes (bizarre pour des voyageurs !?) et des documents vidéo sur le jihad (clé USB contenant entre autres un reportage parlant de la guerre en Irak) ne laisseraient aucun doute planer sur la question". La juge d'instruction, Mme Anna Polernio, prise de panique par ce que racontent les médias, ordonne la détention préventive d'Ayachi Bassam et de Raphaël Gendron afin que le procureur, Mr Roberto Rossi, puisse ouvrir une enquête. Ils se voient donc enfermés en attendant un premier passage devant le juge. L'ordre de détention ne leur a même pas été transmis en français, seulement bien des jours plus tard. Pendant ce temps, le petit Mohammed Ata a été placé dans un centre d'accueil chrétien où les bonnes soeurs lui apprenaient à adorer Jésus et à faire ses prières à l'église11.

22 novembre 2008 : Dix jours plus tard, Ayachi Abdel Rahman, le fils du cheikh Bassam, se rend en Italie où les avocats lui disent être confiants quant aux faits réels. Cependant, ils ont peur du retentissement médiatique. Ils lui assurent que la vague déferlante a été lancée par un certain journaliste juif, plusieurs fois utilisé par le lobby international sioniste et qu'ensuite le reste des médias se sont emparés de l'affaire. Ils lui présentent différents articles écrits par ce même journaliste à l'encontre du cheikh Bassam ainsi que d'autres articles où il tente d'amoindrir, voir enjoliver, les crimes d'Israël devant le peuple italien puis ils lui proposent de porter plainte pour diffamation. Abdel Rahman refuse, ce qui l'intéresse à ce moment là, c'est de faire sortir son père de prison le plus rapidement possible. Alors, ils se rendent ensemble auprès de la juge qui entretient de bons rapports avec ces avocats, selon leur dire. Elle leur promet d'ouvrir une audience dans le courant de la semaine. Elle leur confirme que selon l'enquête les Palestiniens sont bien des sans-papiers venus chercher asile et non des terroristes venus faire des attentats kamikazes et qu'ils les ont donc relâchés. Elle précise qu'il lui reste juste quelques éléments à vérifier auprès de Bruxelles et qu'étant donné que la presse s'est un peu calmée le cheikh pourra certainement être libéré12.

27 novembre 2008 : Il est 9h30, nous sommes jeudi, Ayachi Bassam et Gendron Raphaël, accompagnés de leur traductrice, nos amis ont rendez-vous à la chambre de conseil du tribunal de 1re instance de Bari pour y rencontrer la Juge. Leurs avocats sont curieusement absents, probablement honteux d'assister à une audience dont ils connaissent déjà l'issue. Prétextant qu'un autre procès les a retenu à Rome, ils délèguent l'affaire à un de leur collègue qui ne connait rien du dossier. La juge, Anna Polernio, prolonge avec surprise l'ordre de détention et refuse la libération sans donner plus de motifs. Maître Vanessa Romito prétend que cette décision fait suite aux renseignements fournis par les policiers de la DR3 à Bruxelles13. La juge n'a pas pu prendre le risque de libérer le très médiatisé cheikh Bassam avant de s'assurer que le dossier ouvert ne comportait réellement rien de concret. Quant à Mohammed Ata, le fils de six ans du Cheikh Bassam, affichant tout rejet à se prosterner devant la croix, il reçoit l'autorisation de quitter la communauté dans laquelle il a été placé et rentre chez lui dès le mois de décembre. Son frère Abdel Rahman le prend à sa charge.

11 décembre 2008 : La juge n'a toujours pas déposé légalement ses motifs et les avocats ne peuvent donc faire appel. Or un évènement grave va rendre la situation encore plus compliquée et de nouveau faire parler du Cheikh Bassam dans la presse italienne. En effet, nous somme à la veille d'un sommet des Chefs d'états européens en Belgique et la police judiciaire fédérale de Bruxelles place sous mandat d'arrêt Malika El Aroud ainsi que Abdulaziz Ibnu Abdullah Bastin, qu'ils suspectent être les têtes pensantes d'un réseau de kamikazes préparant un attentat. Le même journaliste sioniste lie cette arrestation à celle du cheikh Bassam depuis l'agence de presse italienne ANSA et l'effet boule de neige produit par la presse un résultat plus épouvantable encore que la première fois: "Le Cheikh Bassam arrêté à BARI depuis exactement un mois est étroitement lié au réseau kamikaze qui vient d'être démantelé ce matin à Bruxelles. En effet Abdulaziz Bastin n'est autre que le fils de Jean-François Bastin, l'ex-président du Centre Islamique Belge où le Cheikh Bassam enseigne comme Imam14. Quant à Malika Al Aroud, elle est la veuve de Abdel Sattar Dahman, le kamikaze responsable de la mort du président afghan, le Shah Masoud. C'est le Cheikh Bassam qui les avait marié15". Alors qu'il se trouve en visite à New York, le ministre de l'Intérieur, Roberto Maroni, affirme depuis les bureaux du F.B.I que ces deux arrestations étaient liées au coup de filet intervenu en Belgique contre des terroristes présumés, se refusant à tout autre détail15b.

12 décembre 2009 : Le cinquième pouvoir (la presse et les médias) a propulsé l'affaire bien plus haut que prévu et elle a pris une tout autre tournure. En effet, les Etats Unis avaient la veille félicité l'Italie pour avoir mis, selon le F.B.I, la main sur le numéro 2 d'Al Qaida en Europe ainsi que de son ami, responsable direct de la cellule afghane. Les Etats-Unis ne se contente pas que de proférer des sottises, mais ils promettent également à l'Italie de continuer à leur verser des subventions pour leur travail de lutte antiterroriste. En effet, selon eux la France et la Belgique dorment depuis des années et si cela ne tenait qu'à eux ils auraient depuis longtemps démantelé cette filière afghane. Plutôt que de dire: "Il s'agit du numéro 2 d'Al Qaida en Europe" les Etats-Unis auraient été plus honnête en disant: "Il s'agit de l'ennemi numéro 2 d'Israël en Europe". Mais c'était fait, l'Italie ne pouvait plus revenir en arrière après avoir reçu les applaudissements de l'oncle Sam. La juge, dépassée par l'affaire, s'est déjà fait un nom sur ce dossier et n'a plus du tout l'intention de libérer nos détenus ni de les mettre en résidence surveillée. La loi italienne permettant de les maintenir en prison plusieurs mois pour enquête, on en profite pour avoir le temps de concocter suffisamment de preuves afin de montrer à nos maîtres américains qu'on est de bon chien-chiens. Nos deux compères sont alors placés au milieu de bandits et mafiosis de la prison de Bari. Ils réclament pour lecture un Coran qu'ils ne recevront jamais, Ils perdent plusieurs kilos, ne pouvant manger de viande halal et se voient privés de liberté avec visites très restreinte et uniquement sur autorisation16.

Janvier 2009 : Voyant que les médias se sont à nouveau calmés, la fille du cheikh Bassam écrit au juge en lui demandant de faire preuve de bon sens et de clémence et de relativiser les propos des médias (voir sa lettre en cliquant ici). En effet, la presse italienne avait utilisé des informations déjà bien dépassées en Belgique puisque connues de la police mais sans avoir la moindre importance à leur yeux. En effet, en lisant par exemple le journal Le Soir du 27 janvier 2006 intitulé "La propagande islamiste bannie", les noms de Bastin et Malika Aroud apparaissent déjà ainsi que celui du cheikh Bassam17. Or ces informations n'ont jamais été capitales pour la police fédérale belge puisque Malika est loin d'être la seule femme s'étant mariée auprès du Cheikh Bassam. Celui-ci étant très connu en Belgique pour les mariages puisqu'étant le seul Imam à accepter de les célébrer avant ou hors du cadre d'un mariage civil. Et tout comme le maire ou bourgmestre ne peut être pris pour responsable des activités des gens qu'il marie, il en va de même pour le Cheikh Bassam. Quand à Abdel Aziz Bastin, bien que rien ne fut finalement retenu à sa charge et qu'il fut par la suite libéré avec toutes les excuses du monde, il n'est également qu'une personne parmi les trentaines de milliers de personnes ayant fréquenté le centre du Cheikh Bassam depuis sa création et n'est en aucun cas sous les directives du Cheikh Bassam.

De janvier à avril 2009 : Rien n'y fait, une enquête est ouverte et les deux magistrats en charge du dossier seront à nouveau Roberto Rossi et Francesca Romana. Ces derniers espèrent encore découvrir des éléments qui prouveront qu'AYACHI Bassam et GENDRON Raphaël sont bien de hauts responsables d'Al Qaida et s'ils n'en trouvent pas alors ils sont prêts à en fabriquer, en aucun cas ils ne s'agit de décevoir le maître Américain dans cette affaire et de sortir l'Italie ridicule. Aussi le Cheikh Bassam et son ami Raphaël sont placés sous surveillance. Les policiers de la DR3 à Bruxelles informe bien l'Italie que Mr Gendron (alias Abdel Raouf) aurait participé sous différents pseudo à quelques forums fondamentalistes contenant des liens hypertextes vers des vidéos de jihad, cependant, rien de bien sérieux comparé à ce que raconte le F.B.I américain. Les micros cachés dans leur cellule ainsi que les espions semblent plus efficaces. Leurs agents de renseignement leur indiquent que "Le cheikh et son ami recrutent dans la prison. Plusieurs voyous albanais ainsi que des dealers maghrébins se sont mis à faire la prière à leur côté et à écouter les discours du cheikh qui leur enseigne l'Islam, l'arabe et le Coran". Il y aurait même un caïd qui se serait plaint de leur prêche et qui aurait demandé à se faire transférer de cellule. La police italienne enregistre alors durant ces quelques mois des milliers de conversations provenant du Cheikh et de son ami dans l'espoir d'avoir leurs preuves auditives en prison puisqu'ils n'ont pas réussi à les avoir à l'extérieur, lorsqu'ils étaient libres17b. La date finale arrive, le juge doit se prononcer sur leur statut.

11 mai 2009 : Cela fait tout juste 6 mois et les preuves manquent. Mais ce n'est pas un problème pour Claudio Garzellano, un des juges d'instruction qui est responsable du service central de lutte antiterroriste (UCIGOS) se lance et déclare à la radio italienne: "Nous avons mis la main sur deux personnages très importants pour al-Qaida en Europe. Disposant "d'armes et notamment d'explosifs", ils auraient mis en place un réseau pour enrôler et entraîner des personnes "prêtes à commettre des actions suicides ou à combattre en Irak et en Afghanistan"18. Ce mensonge place de nouveau le Cheikh Bassam dans le collimateur des médias. De la radio à la TV italienne, l'affaire est ensuite relayée par les médias belge puis français avant d'atterrir sur Euronews puis d'apparaître dans la presse et tous les médias arabes (Al Jazeerah, Al Arabiya et d'autres). Le cinquième pouvoir viendra porter le coup final au cheikh et son ami: "A l'issue d'une enquête menée par les magistrats Roberto Rossi et Francesca Romana, les deux hommes ont été accusés mardi de faits à caractère terroriste. La justice italienne leur reproche ainsi d'avoir «projeté et organisé des attentats terroristes et des actions de guérilla», notamment contre l'aéroport parisien de Roissy-Charles-De-Gaulle. Les enquêteurs n'ont toutefois pas trouvé d'éléments concrets sur la préparation d'un attentat. Mais «il est très clair d'après les conversations interceptées qu'ils parlaient explicitement d'une attaque sur le territoire français», a précisé le procureur Roberto Rossi à Bari"19. Nous ne ferons ici aucun commentaire sur ces preuves "très claires" qui ont conduit nos magistrats à vomir leur saleté. Mais nous vous proposons d'y jeter un coup d'oeil sur ce lien pour savoir de quel genre elles sont.

12 mai 2009 : Etait-ce là un coup électoral « en vue des élections européennes » du mois de juin comme le pense le Maître Sébastien Courtoix19b ? Où un ordre venu directement d'Israël vers les Etats-Unis puis l'Italie, comme l'apprit plus tard le Cheikh Bassam de source sûre ? Quoi qu'il en soit, Michelle Alliot-Marie, la ministre de l'intérieur française est interrogée à l'Assemblée nationale sur le sujet. Elle minimise cette "information" et ridiculise la menace en assurant à Alain Suguenot de manière certaine que si les individus en question sont connus pour faire de la propagande, il n'y a aucun élément qui leur permette de penser sérieusement à une menace d'attentat sur Roissy ou ailleurs20. En effet, si la ministre trouve cette information grotesque c'est pour deux raisons essentielles:

1/ Cette information n'a jamais était confirmé par la préfecture de Bari et elle ne le sera jamais. Le parquet fédéral de Rome s'était aussi refusé à tout commentaire. Les policiers et magistrats antiterroristes français se sont alors montrés « très circonspects » sur la réalité de cette menace : "Nous avons été surpris d'apprendre ces éléments par la presse et de ne pas en avoir été informés au préalable par les Italiens au titre de la coopération judiciaire" disaient-ils21. Ainsi l'affaire a simplement été (volontairement?) gonflée médiatiquement et ne repose sur absolument rien.

2/ Les deux individus sont connus depuis des années et suivis de très près par les services de sécurité (notamment par trois organismes de renseignements européens, dont la Belgique et la France). A supposer qu'ils soient de véritables terroristes, rien de compromettant n'a pu être retenu contre eux lorsqu'ils étaient libres de leur mouvement. Est-ce dans la prison alors qu'ils se savent pertinemment écoutés et entre les mains de la police qu'ils vont projeté de faire des attentats ? Non, pour la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) Bassam Ayachi et Raphaël Gendron n'ont simplement « pas le profil de gros poissons » et s'ils devaient apparaître ça ne serais qu'« en extrême périphérie » de la filière d'émigration dite afghane d'envoi de jihadistes en Afghanistan « et non d'immigration » clandestine en Italie à bord d'un camping-car21.

7 juillet 2009 : L'enquête se poursuit et ce n'est qu'à partir de cette date que le Cheikh Bassam est enfin questionné sur les différentes accusations relayées par les médias. Le cheikh affirme que tout au long de l'enquête, certains policiers en charge de l'interrogatoire portent une étoile de David qu'ils mettent en évidence histoire de le narguer. Il ignore s'il s'agit d'officiers israéliens ou simplement de policier italiens juifs. La juge quant à elle, est vétût d'une énorme croix et elle est loin de faire preuve d'impartialité. Le dossier contenant les chefs d'inculpation comporte plus de 88 pages de mensonges concoctés par la DIGOS, la police antiterroriste italienne. Pourquoi avoir informé la presse avant de vérifier la validité des accusations ? Pourquoi sur plus de 11600 enregistrements présentées au procès, soit 110 minutes au moins, seules 5 minutes ont retenu leur attention et ont été présentées par le juge sorti de leur contexte ? Les avocats, les gardiens de la prison, le professeur d'Italien ainsi que plusieurs prisonniers témoignent que Ayachi et Gendron se savaient sur écoute et surveillés par caméras cachés. Est-il donc pensable qu'ils ont projetté sous les yeux des caméras et des micros de faire des attentats ? Le son de la télévision, la faible voix des détenus ainsi que leur soit disant dialecte français sont-ils la réelle cause de ces enregistrements audio complètement incohérents comme l'affirme la DIGOS ?22

14 juillet 2009 : Le juge admet que les informations relevées en prison ne permettent pas de condamner les détenus. Les magistrats demandent plus de temps pour l'affaire. Le juge va le leur en accorder, mais il est hors de question que l'Italie rentre bredouille. Le ministre de l'Intérieur est présent à l'audience afin de s'en assurer. Aussi, le procès va être reportée à une date indéterminée, ainsi on aura le temps espéré pour faire avancer l'enquête. Et afin que l'on ne se pose pas trop de question sur le pourquoi de l'enfermement du Cheikh Bassam si rien ne pèse encore contre lui, il sera enfermé pour le réel crime qu'il a commis: "Aide à des réfugiés palestiniens affamés qui souhaitaient se jeter à la mer". La juge reconnaît d'après les éléments dont elle dispose que les voyageurs n'avaient pas touché de l'argent des sans-papiers et lui rend donc la somme de 6500 euros trouvés sur eux. De même, elle admet que l'acte n'était pas prémédité et remet donc le véhicule, confisqué jusqu'alors. Toutefois, les voyageurs ont entravé la loi, même si c'est de manière minime puisque les clandestins se trouvaient déjà sur le sol européen. Si les différents cas précédents n'ont pas valu à leurs auteurs de lourde peine (en général un réel passeur en prend pour quelques mois à peine), on fera de cheikh Bassam l'exemple à ne pas suivre: "4 ans et 6 mois de prison ferme ainsi que 67 000 euro d'amende". Voilà le décret du juge qui attend impatiemment le résultat de l'enquête terroriste pour tripler cette durée. En 4 ans ils auront largement le temps de chercher d'éventuelle . Ce faux prétexte n'a bien entendu pas été communiqué aux médias afin que les gens continuent de croire que l'Italie a bien mis la main sur des responsables d'Al-Qaida et qu'ils sont derrière les verrous pour terrorisme23.

15 juillet 2009 : Les détenus sont désormais transférés de la prison de BARI et séparés. AYACHI Bassam est placé à la maison d'incarcération de BENVENTO qui regroupe 30 personnes accusées de terrorisme, mais en attente de jugement ou de preuves ! Quant à GENDRON Raphaël, il est transféré dans une autre prison, celle de MACOMER, qui se trouve sur l'île de la Sardaigne en Italie, réputée pour être le second GUANTANAMO. Les prisonniers y sont humiliés, torturés psychologiquement et physiquement parfois, isoler 24h/24h du reste du monde, interdit de communication, etc.. Le livre sacré des musulmans, le Coran est souillé devant les détenus par les matons d'après certains témoignages24. Plusieurs organismes des droits de l'homme ont déjà dénoncé cette prison. Les avocats qui s'occupent désormais de leur dossier sont pour le cheikh Bassam le Maître Carlo Corbucci, un Italien converti à l'Islam, et pour Abdel Raouf Mme Romani Carolina Scarano. En Belgique, les enfants du Cheikh Bassam chargeront le Maître Christophe Marchand de superviser la défense.

De juillet à Novembre 2009 : Aucune date de procès n'est à l'ordre du jour. Les conditions de détention du cheikh Bassam font agraver son état de santé. Il subit deux opérations cardiaques, l'une en août et l'autre en novembre. Pour des raisons de sécurité, l'hôpital dans lequel il passe l'opération n'est pas communiqué au public, mais pas moins d'une trentaine de policiers sera présente afin de s'assurer qu'aucun commando ne vient délivrer le Cheikh Bassam ! Les opérations se passent bien, l'état de santé du Cheikh étant stabilisé. Cependant, lui et son ami Raphaël Gendron font désormais partie du passé et sont plongés dans l'oubli, jeté au fin fond d'une prison où Israël n'entendra plus jamais parler d'eux.

3 Décembre 2009 : Le cheikh Bassam indique dans une lettre que la France s’intéresse à l’affaire et prévoit l'envoi de deux magistrats25. L’interrogatoire est mené par Marc Trevidic, juge d'instruction à Paris, ainsi qu’un procureur responsable des affaires anti-terroriste. Après seulement trois heures ils remettent leur conclusion aux autorités de Bari : Les terroristes présumés n’en sont pas et l’Italie a fait une « erreur ». Les preuves avancées sont ridicules26.

9 Décembre 2009 : Le Maître Christophe Marchand se rend sur place afin de rencontrer les détenus ainsi que leurs avocats. La presse italienne commence à changer de discours mais il règne en Italie un climat raciste et on ne risque pas de se mobiliser là bas pour notre affaire. Le procès « terroriste » prévu en 2010 devrait être en leur faveur. Pour ce qui est du premier chef d’inculpation, il faudrait retrouver les réfugiés afin de prendre leur témoignage et pouvoir faire appel. La partie n’est pas gagnié27.

 

Sources

1– Cliquez ici pour voir l'attestation scolaire.
2– Affirmation d'une vingtaine de témoins en Syrie et en Belgique.
3– Propos confirmé par les proches du cheikh qui font ce trajet depuis des dizaines d'années.
4– Témoignage du petit Mohammed 'Ata.
5– Le rapport de police de Bari confirme qu'au moins trois d'entre eux sont bien Palestiniens.
6– Déclaration du cheikh Bassam au juge d'instruction une semaine plus tard.
7– Corriere della sera (Corriere.it - Ultim'ora), La Repubblica (La Repubblica.it - Ricerca), lettre du Cheikh Bassam à son fils (cliquez ici)
8– Voir le site dialogue-partage.org et les propos de la sioniste Sara Brajbart
9– Voir les déclarations du maître Sébastien Courtoix dans le reportage "Deux webmasters acquités", le 9 mars 2009 sur Médiane TV
10– Abdel Rahman, le fils du Cheikh Bassam, se fit interpeller par la police pour des renseignements qu'il n'avait communiqués qu'à l'avocat.
11–Visite du frère de Mohammed 'Ata à la "Comunità Educativa Annibale M. di Francia Bari". Propos confirmé par l'éducateur
12– Information tirée de différents mails envoyés par Abdel Rahman à ses frères et soeurs en Belgique pour les informer de la situation.
13– Egalement sous-entendu dans Le Vif, L'express du 13/05/2009
14– Voir article de la Dernière Heure (DH) du 13/12/2008 (cliquez ici).
15– Voir article de L'express du 12/12/2008 (cliquez ici).
15b– RTL-TVI 11/12/2008 (cliquez ici).
16– Informations tirées des diverses lettres du Cheikh Bassam à sa famille.
17– "La propagande islamiste bannie" (Journal Le Soir du 27 janvier 2006)
17b– Numéro d'autorisation R.I.T. 2180/08
18– Journal 7 sur 7 du 12/05/09 (cliquez ici)
19– Le Figaro du 12/05/2009 (cliquez ici)
19b– Le Parisien du 12/05/2009 (cliquez ici)
20– Journal la Dépèche: "Pas d'élément sur un risque d'attentat à Roissy", dit Alliot-Marie (cliquez ici)
21– Journal Libération: "La police française est «circonspecte» sur les faits reprochés." (cliquez ici)
22– Lettre du Cheikh Bassam à son fils (cliquez ici)
23– Puglia - La Gazzetta del Mezzogiorno: "Imam del Belgio e suo segretario condannati a Bari" (cliquez ici)
24– Source: helptheprisoners.org (cliquez ici)
25– Lettre en arabe du cheikh Bassam à sa famille, 26/11/2009 (cliquez ici)
26– Puglia - La Gazzetta del Mezzogiorno: "Presunti terroristi presi a Bari non riconoscono membri Al Qaida" (cliquez ici)
27– Lettre en arabe de Abdel Raouf à Abdallah Omar Ayachi (cliquez ici)